mercredi 9 août 2023

9. 15. Introduction des Colleges, & signamment de celuy de la Sorbonne.

Introduction des Colleges, & signamment de celuy de la Sorbonne.

CHAPITRE XV.

Jusques icy nous avons parlé de l' Estat auquel estoit l' Université de Paris, c' est à dire jusques en l' an mil deux cens cinquante. D' ores en avant nous discourrons de l' Institution des Colleges, qui apporta nouveau visage, & deduirons de quelle façon nos lectures furent exercees, & l' ont esté jusques à huy: qui n' est pas une recherche de peu de merite. Charondas Legislateur des Thuriens fut grandement solemnizé par nos ancestres, de ce qu' entre autres choses, il avoit ordonné que les bonnes lettres fussent enseignees aux despens de la Republique. A fin que le pauvre y eust par tout, ainsi comme le plus riche. Cette mesme opinion entra par succession de temps és testes d' uns & autres Prelats & Seigneurs de nostre France: non pour en faire une loy generale par toute la ville de Paris (cestuy fut un coup de Maistre, je veux dire du grand Roy François premier de ce nom, dont je parleray en son lieu) ains aux petites communautez qu' ils voulurent bastir. Car apres que le mesnage de nostre Université eut esté ainsi diversement conduit & manié, comme je vous ay discouru, il prit une nouvelle devotion aux Seigneurs, & principalement Ecclesiastiques, de bastir des maisons en cette Université (qui furent appellees Colleges) en faveur des pauvres, qu' ils vouloient y estre habituez, sous le nom de Boursiers, & y estre nourris & enseignez, aux despens du revenu par eux pour cet effect assigné. Le premier que je trouve en avoir esté l' inventeur, ce fut nostre bon Roy Sainct Louys, suivy par Maistre Raoul de Sorbonne son Confesseur, par lequel je commenceray au village de Sorbonne pres de Sens, comme quelques uns estiment, & les autres en un village de mesme nom, au Retelois.

Ce fut anciennement une coustume fort familiere à ceux qui pour avoir quelque asseurance de soy, se vouloient mettre sur la monstre, d' emprunter le surnom des lieux où ils estoient nez, plus soucieux de les honorer, que leurs familles. Ainsi le veirent nos ancestres en un Pierre de Alliaco, premierement grand Maistre du College de Navarre, puis Cardinal. Ainsi en Jean Cacliere, qui se nomma Jean Gerson, en Nicolas de Clamengy, en Henry de Gandauo, en Guillaume de Lorry, qui premier esbaucha le Roman de la Roze, en Jean de Mehun, qui le paracheva, lequel estoit surnommé Clopinel: & à peu dire, ainsi le veit-on en ce Maistre Robert de Sorbonne, qui eut pere & mere de basse condition, comme nous apprenons du Sire de Joinville en la vie de sainct Louys. Toutesfois il se fit paroistre par ses estudes personnage de grand sens. Et pour premier mets de sa fortune, fut honoré d' une prebende de Cambray, puis d' une autre en l' Eglise nostre Dame de Paris. Entre ses œuvres nous trouvons un traicté concernant le fait de nos consciences, & seroit impossible de dire combien il est plein de devotion & belles sentences. Vous pourrez juger par cette premiere desmarche, quel est le demeurant de son escrime. Multi multa sciunt, seipsos nesciunt, quaerunt Deum per exteriora, & seipsos nesciunt per interiora. Quid prosunt litterae eruditionis Prisciani, Aristotelis, Justiniani, Gratiani, Galeni, in pellibus ovinis, & caprinis, nisi deleas de libro conscientiae tuae, litteras mortis. Quid prosunt haec lecta, & non intellecta, nisi te ipsum legas & intelligas. Proposition certes pleine de pieté, & ainsi va le demeurant de l' œuvre. Qui le rendit avec quelques autres siens traictez si recommandable, que nostre Roy sainct Louys le voulut voir, & apres l' avoir haleiné, luy fit quelquesfois cet honneur de le faire disner avec luy, & depuis en usa fort pieusement, comme l' un des principaux outils de sa conscience, le prenant pour son Confesseur.

Ce bon Roy bastit plusieurs Temples & Hospitaux en l' honneur de Dieu, & de son Eglise, & d' un mesme zele luy prit opinion de voir un College en l' Université de Paris, voüé à l' enseignement de la jeunesse. Il asseuroit de la preud'hommie de Maistre Robert: c' est pourquoy il ne doubta de deposer entre ses mains sa nouvelle devotion. Cela se voit par ses patentes de l' an 1250. du mois de Fevrier.

Ludovicus Dei gratia Francorum Rex, universis praesentes litteras inspecturis Salutem. Notum facimus quod nos Magistro Roberto de Sorbona, Canonico Cameracensi dedimus, & concessimus ad opus Scholarium, qui inibi moraturi sunt domum quae fuit Ioannis de Aurelianensi, cum stabulis quae fuerunt Petri Poulaine contiguis eidem domui, quae domus cum stabulis sita est Parisius in vico de Coupe-gueule, ante Palatium Thermarum.

(C' estoit ce que depuis on appella l' Hostel de Clugny.) Je vous laisse le demeurant de lettres, par lesquelles, ores que le mot de College n' y soit inseré: toutesfois c' est cela mesme qui a depuis esté observé és maisons qu' avons en nostre Université appellees Colleges. Et à tant ce n' est pas sans grande raison, que j' attribuë l' invention de cette nouvelle oeconomie à ce bon Roy. Car vous ne trouverez autre titre plus ancien en nostre Université qui en ait parlé.

Or le Roy ayant seulement declaré en gros & en tasche, quelle estoit sa volonté, M. Robert qui sçavoit l' intention de son Maistre, ne tendre qu' à l' advancement & exaltation de l' Eglise: Mesme que le premier fondement de l' Université avoit esté la Theologie, il voulut par un sage & beau commentaire, voüer ce nouveau College en faveur des pauvres Escoliers qui voudroient faire profession de la Theologie; qui seroit comme un arboutant pour soustenir l' Eglise de Dieu, contre les assauts furieux des Heretiques.

Belle chose, & digne d' estre gravee dedans l' immortalité, que la Theologie, ayant esté le premier fondement de nostre Université, ait eu pour son habitation le premier College de tous les Colleges. Mais chose non moins admirable, qu' un simple Chanoine ait ouvert la porte, & enseigné aux Prelats & grands Seigneurs une si noble Architecture.

Et neantmoins lors de ces lettres patentes, ce College ne fut tout à fait conclud, ains en l' an mil deux cens cinquante & cinq seulement, comme nous recueillons d' un vieux Calandrier, contenant les Statuts du College: & encore d' une vieille inscription en pierre de taille prés la porte du jardin, en la salle du College, où se font les actes de Sorbonne. Le passage du Calandrier est tel, sur le vingt-cinquiesme jour d' Aoust, jour dedié à la solemnization de la Feste de S. Louys: Festum Beati Ludovici Regis, sub quo fundata fuit domus de Sorbona, circa annum 1253. Magistro Roberto existente eius Confessore. Et celuy de la salle est tel, Ludovicus Rex Francorum, sub quo fundata fuit domus de Sorbona, circa annum Domini 1253. Si ceux qui firent ces deux glosses eussent bien consideré le texte des lettres du Roy, ils n' eussent pas dit que sous son regne le College avoit esté fondé, ains qu' il en estoit le fondateur, comme celuy qui en avoit jetté la premiere pierre pour le bastir.

Ils ne le firent pas, d' autant qu' apres ce premier projet du Roy, M. Robert y apporta plusieurs grands advantages de sa part; car encore trouve-l'on plusieurs autres biens-faits qu' il fit au College, par un eschange qu' il fit en Novembre l' an mil deux cens cinquante huit, avec le mesme Roy sainct Louys. Et toutesfois ce preudhomme sçachant qu' on en avoit la premiere obligation au Roy, ne voulut jamais prendre le titre de fondateur, ains seulement de Proviseur. Ainsi l' apprenons nous d' un vieux titre dont le commencement est tel. Magister Robertus de Sorbona Canonicus Parisiensis, Provisor, seu Procurator congregationis pauperum Magistrorum studentium Parisius in Theologica Facultate. Ce qui donna depuis grande authorité aux Proviseurs de ce College, comme l' on voit par les Statuts, entre lesquels y avoit un article exprez, par lequel estoit ordonné, que s' il se presentoit quelque different entr'eux, il se terminast coram Provisore domus, sans toutesfois deroger à la jurisdiction Royale. Article depuis par honneur tres-estroictement observé, & ayant le Proviseur telle prerogative sur les siens; aussi le Pape Clement quatriesme, par ses Bulles de l' an mil deux cens soixante & neuf, ordonna que le Proviseur estant allé de vie à trespas, Nullus in eius locum per fraudis astutiam apponeretur, nisi quem loci Archidiaconus, & Cancellarius Parisiensis, & Magistri actu Regentes in Theologica Facultate, necnon Decretistarum, & Medicorum decani, Rector Universitatis Parisiensis, Procuratores quatuor Nationum, communiter vel maior pars duxerint apponendum. Idemque Provisor in Congregatione vestra pauperes Magistros, & idoneos, qui rexerint in Artibus, de quacunque sint natione poßint admittere, & exinde minus & idoneos amovere, prout inspectis universis circunstantijs viderit expedire. Qui n' estoit pas une petite authorité que le Pape Clement quatriesme attribuoit au Proviseur, pour honorer la memoire de celuy qui premier s' en estoit donné le titre. Bulle que je vous ay icy representee, non tant en faveur des Proviseurs de ce College, que de l' Université, pour vous monstrer que deslors elle estoit parfaite & accomplie en ses membres, ainsi que nous l' avons depuis veuë. Ce preudhomme fit son testament le jour sainct Michel l' an mil deux cens soixante & dix, & mourut l' an mil deux cens soixante & quatorze. Et auparavant son decez il avoit achepté en l' an mil deux cens soixante & unze la maison, où est aujourd'huy assis le College de Caluy, depuis appellé la petite Sorbonne, comme estant une fille d' icelle, par la liberalité que M. Robert luy avoit faite.

Le College de Sorbonne ainsi institué, estant adoncques le seul de l' Université, les leçons de Theologie y furent de là en avant transferees, & cesserent en la maison Episcopale; vray que tout ainsi que d' ancienneté, aussi on continua d' y prendre le bonnet, honneur, & laurier de la Doctorande. Et comme cette compagnie fortifiast en cette saincte emploite, aussi excita elle plusieurs Prelats, & personnes Ecclesiastiques, qui voulurent contribuer à cette mesme devotion, voire le renvierent d' un point sur M. Robert de Sorbonne. Car bastissans des Colleges, outre les pauvres Escoliers par eux voüez à la Theologie, bute singuliere de leurs opinions, ils y adjousterent l' estude des Arts, comme planche pour y parvenir.

Ainsi le voyez vous és Colleges des Thresoriers de Harcour, Cholets, Cardinal le Moine, Lizieux, Autun. Quand je dy des Arts, je n' entens icy seulement parler de la Philosophie, ains de la Grammaire, & autres bonnes lettres qui la suivent. Et de cela je n' en veux plus beau Commentaire que du College de Harcour, par la dotation duquel de l' an mil trois cens unze, combien qu' il fust nommément porté, que le revenu ordinaire seroit destiné ad usum, victum, & sustentationem pauperum Scholarium in artibus & Theologia studentium ibidem institutorum, & instituendorum, secundum formam & ordinationem quae in statutis à nobis super hoc editis plenius continentur. Toutesfois le College estant divisé en deux diverses maisons au dessus de l' Eglise de sainct Cosme & sainct Damian, des deux costez de la ruë, l' une est voüee pour la demeure des Theologiens, & l' autre aux Grammairiens, c' est à dire pour ceux qui estudient, tant és lettres humaines que Philosophie. Comme aussi peut-on recueillir du College de Lizieux, auquel Estouteville Abbé de Fescamp, ayant ordonné douze Theologiens, & vingt & quatre Artiens en l' an mil quatre cens douze, il adjousta ces mots.

Item, je veux & ordonne que la dite maison soit divisee en deux: lesquelles prindrent depuis le nom, l' une des Grammairiens, & l' autre des Theologiens; Reigle qu' il faut tenir pour toute asseuree, sinon lors qu' outre le mot d' Artien on y adjouste par expres celuy de Grammairien, comme il fut en la fondation du College de Navarre.

9. 14. Conclusion de tous les Discours precedans concernans l' Université de Paris.

Conclusion de tous les Discours precedans concernans l' Université de Paris.

CHAPITRE XIV.

Par tout ce que je vous ay cy dessus discouru vous avez peu entendre, que l' Université de Paris ne prit tout d' un trait sa fondation, ny grandeur, ains s' accreut petit à petit par divers moyens. Qu' elle prit son premier plant en l' Eglise de nostre Dame, son second à celle de S. Victor, son troisiesme à sainct Julian, son quatriesme aux quatre grandes Escoles de la ruë au fouërre, son cinquiesme aux Escoles de Decret & de la Medecine, pour l' enseignemet de ces deux Facultez: son sixiesme en unes & autres des particuliers, lesquelles estoient loüées par les Maistres, & Docteurs, qui avoient permission du superieur d' enseigner. Je parleray cy apres des Colleges qui furent depuis introduits. Mais tant y a qu' auparavant leur introduction la commune Police de nos Estudes, estoient leçons qui se faisoient publiquement à tous les Escoliers s' y trouvans. Et a fin que ne pensiez que ce soit fable, cette mesme discipline fut observee sur la fin de ce temps là, ailleurs. Dieu voulut que l' Empereur Federic II. de ce nom, Roy des deux Siciles, institua pendant son regne, une nouvelle Université dedans Naples, ville capitale de son Royaume, en laquelle vous trouverez avoir esté par luy ordonné cela mesme qui estoit par nous pratiqué en cette Université. Vray qu' il y a une particularité qui n' estoit chez nous: Car tous les sujets du Royaume estoient deffendus d' aller estudier ailleurs qu' à Naples.

Deffences qui ne se trouvent avoir esté faites en faveur de l' Université de Paris. Au demeurant je trouve l' autre conforme à cette cy. Je vous copieray icy le passage que j' ay tiré de Messire Pierre de Vineis, Chancelier de cet Empereur, au troisiesme livre de ses Epistres:

Disponimus (dit Federic) apud Neapolim amoenissimam civitatem, doceri artes cuiuscunque profeßionis, & vigere studia, ut teiuni, & famelici doctrinarum, in ipso regno inveniant, unde ipsorum aviditati satisfiat, neque compellatur ad investigandas scientias, peregrinas nationes expetere, nec in alienis regionibus mendicare, Et quelque page apres. Volumus igitur, & mandamus vobis omnibus, qui Provincias regitis, quique administrationibus praesidetis, ut haec omnia paßim & publicè proponatis, & iniungatis sub poena personarum & rerum, ut nullus Scholaris, legendi caussa exire audeat extra regionem, nec infra Regnum aliquid audeat alibi, vel docere, & qui de Regno sunt, extra Regnum in Scholis, sub poena praedicta, eorum parentibus iniungatis, ut usque ad Festum Michaëlis, tum proxime revertantur. Conditiones autem quas Scholaribus concedimus, erunt istae. Imprimis quod in civitate praedicta Doctores & Magistri erunt in qualibet facultate: Scholares autem undecumque venerint, securè veniant, morando, stando, & redeundo, tam in personis, quam in rebus, nullam sentientes in aliquo laesionem. Hospitium quod melius in civitatibus fuerit Scholaribus locabitur, pro duarum unciarum auri annua pensione, nec ultra; aestimatio eius ascendet: Infra praedictam autem summam, & usque ad illam, omnia hospitia aestimatione duarum unciarum locabuntur. Et combien que l' Empereur par son Edit semblast faire commandement, que les Estudes ne fussent ouvertes aux Siciliens ailleurs qu' en l' Université de Naples, toutesfois par l' Epistre treiziesme du mesme livre, il declare n' avoir entendu y comprendre les enseignemens qui se faisoient de toute ancienneté en la Grammaire, és villes de son obeïssance. Propter quod (dit-il) fidelitati tuae praecipiendo mandamus, quatenus Magistris quibuslibet, qui per terras iurisdictionis tuae, pueros in actis Grammaticae principis edocent, nullam occasione praedicta molestiam inferas, sed particularia eorum studia regere, sine impedimento quolibet patiaris. Voila quel fut l' Edit de Federic, auquel en establissant lors une nouvelle Université, vous ne voyez aucun establissement de Colleges, ains sales generales & communes, esquelles se doivent faire lectures communes & publiques aux Escoliers, à l' instar de ce qui se faisoit en l' Université de Paris: chose qui n' y est vrayement exprimee: Mais tant y a que l' usage commun estoit tel en nostre Université, laquelle nous devons estimer grandement loüable, d' avoir eu lors un si grand personnage que Federic second, qui à l' instar d' elle voulut forger sa nouvelle Université.

Il nasquit l' an mil cent quatre-vingts quatorze, dés l' instant de sa naissance à l' instigation de l' Empereur Henry son pere, la Noblesse de Sicile luy jura le serment de fidelité & obeïssance: Le pere meurt en l' an quatrevingts & quinze, Constance pere (mere) de ce jeune prince, se met tout aussi tost avec son enfant en la protection & sauvegarde du Pape Innocent troisiesme, le plus grand Pape à mon jugement, qui fut jamais dedans Rome, tant en matiere reguliere que seculiere, (j' entens tousjours excepter la Saincteté de sainct Pierre.) Ce jeune Prince par l' advis de son protecteur est couronné Roy à trois ans, sous le gouvernement de sa mere: Appellé à la conduite de l' Empire en l' aage de vingt ans, & ores qu' en sa jeunesse toutes choses luy vinssent à souhait; toutesfois venant sur l' aage il sentit plusieurs traverses, desquelles il fut affligé: mesmement en la ville de Panorme l' an mil deux cens cinquante, surpris d' une maladie, sous ce pretexte Mainfroy son fils bastard ne douta de le suffoquer avec un linge, & le faire mourir. Prince au surplus que Pandolpho Collennicho (Collenuccio) (qui a diligemment escrit l' Histoire de Naples) nous pleuvit pour personnage tres-accomply, tant de corps, que d' esprit, qui parloit le vulgaire Italien, la langue Latine, Allemande, Françoise, Gregeoise, & Sarrazine.

Je trouve l' Université de Naples avoir esté par luy bastie: mais non en quel temps, quelque recherche que j' en aye faite: Mais tant y a qu' estant (né) en l' an 1194. & mort l' an mil deux cens cinquante, c' est dedans l' entrejet de ce temps. Pendant lequel florissoit l' Université de Paris sans Colleges, ains seulement en l' exercice des leçons qu' elle faisoit és Salles publiques. Tellement que pour conclusion de ce pourparler, je veux dire que nostre Université avoit esté merveilleusement heureuse, ayant eu ce grand Prince, qui se reigla sur son modele, & ce Prince avoit esté grandement sage d' avoir reglé son nouvel edit sur la police de nostre Université.

Federic II, Naples, 1194, 1250
Federic II